Notre Difficile Parcours

Bonjour à tous. Je m'appelle Coralie.


Au début de notre aventure j'avais 23 ans, mon mari 24. Nous sommes ensemble depuis 1999.
Très vite, j'ai su qu'il serait le père de mes enfants. Mais, j'étais encore loin de me douter de ce qu'on allait devoir vivre...
En 2002, nous nous sommes installés et le besoin de fonder une famille nous envahit.
Mais, pour l'instant, ce n'est pas encore le moment. Ma vie n'est professionnellement pas très stable ; j'enchaîne les petits boulots à n'en plus finir. On se dit qu'il faut patienter un peu, qu'on est jeunes, on a bien encore quelques mois devant nous.

Pour oublier cette idée, on se plonge dans un nouveau projet : Notre Mariage.

La date est prévue pour novembre 2004. Les jours passent, les préparatifs avancent, le mariage prend forme et le jour J arrive.
3 jours après on s'envole pour 2 semaines au Mexique. Quel paradis !
On rencontre d'autres couples, des jeunes et des moins jeunes mais tous nous racontent des anecdotes avec leurs enfants.

N'ayant plus d'autres occupations en tête, le désir d'enfant se fait à nouveau sentir. A ce moment, je suis en CDD avec une éventuelle possibilité d'embauche au final. On s'efforce d'être patient. Avec un CDI, tout serait plus simple. Mais le destin est contre nous. En Novembre 2005, j'apprends que quelques mois plus tard, je serais à nouveau au chômage.
Donc, après réflexion, on décide de se lancer. J'arrête mon moyen de contraception en décembre 2005, après avoir vu ma gynécologue pour lui annoncer notre désir d'avoir un enfant.
Ma gynécologue me dit qu'avec mon problème d'hyper-prolactine (hormone favorisant la lactation), il faudra sûrement être un peu patient.
Les mois passent, ma prolactine oscille entre 27 et 50 (l'indice maximum est 19). On arrive en mai 2006, et quelle surprise. Je suis embauchée en CDI dans un cabinet d'assurances. Très vite, je m'y sens bien et le travail me plait.

Toujours suivie pour ma prolactine, on remarque en été 2006 que l'indice est à 12. Cela ne m'était encore jamais arrivé auparavant, mais mon ventre ne s'arrondit toujours pas.
En septembre, je décide d'aller voir ma gynécologue qui me demande d'inscrire durant 3 mois ma courbe de température et d'être patiente...
Les courbes sont bonnes, mes cycles réguliers, mes ovulations semblent correctes mais toujours pas de bébé en vu.
On s'impatiente. Je retourne voir ma gynécologue et j'insiste pour aller plus loin. Elle hésite (pour elle, il n'y a pas encore lieu de s'affoler) mais moi je veux en savoir plus.
Elle me demande de faire en premier lieu un test de Hühner.
Connaissant la biologiste du laboratoire, elle m'appelle immédiatement le jour même pour m'annoncer une nouvelle qui ne me réjouit pas (absence de spermatozoïdes).

J'entends, aujourd'hui encore, ces 3 mots résonner dans ma tête.
J'en étais bouleversée. Elle me précise qu'il faut faire un spermogramme. Paniquée, j'appelle ma gynécologue qui me confirme que mon mari doit passer ce test.

On cherche l'ordonnance, on laisse passer les jours d'abstinences requis puis, Jeudi arrive, c'est le jour du test. On passe un week-end à se poser des questions.
C'est là, que je découvre le site internet "La passerelle".
Je lis de nombreux témoignages qui me bouleversent.
Je passe des sourires aux larmes.

Lundi arrive. Je ne peux plus attendre. J'appelle au laboratoire. On m'informe qu'ils ont faxé les résultats à ma gynécologue. Je l'appelle aussitôt et elle me dit que les résultats sont très mauvais. Je veux en savoir plus, mais elle ne me dit rien.
Je demande alors un rendez-vous et je l'obtiens pour 3 semaines plus tard.
Ne pouvant pas patienter tout ce temps sans savoir quel est le problème, je décide, après mon travail de passer à son cabinet pour récupérer les résultats.
Je veux savoir exactement ce qui ne va pas, je veux lire moi-même les résultats pour comprendre quel est le problème et surtout trouver une solution.
La secrétaire me dit qu'elle ne peut pas nous donner les résultats. Je ne comprends pas pourquoi, alors j'insiste (il s'agit de nos tests) mais rien à faire.

A ce moment, je suis révoltée par leur attitude.
Au téléphone, on m'informe que les résultats sont très mauvais et on va nous laisser dans le doute durant 3 semaines.
Je vais donc, une fois de plus directement voir la biologiste du laboratoire. Elle nous imprime les résultats et on lit " Oligo-asthéno-térato-spermie ".
Mon coeur cogne dans ma poitrine. Je me mets à pleurer. Je suis effondrée. Mon cerveau tourne à 2000 a l'heure. Je m'écroule.
Ce n'est pas possible, non, il doit y avoir une erreur...
Je dois être dans un mauvais rêve, je dois faire un cauchemar. Non, les chiffres sont bien là, ils sont en gras car ils sont HORS NORME.

Les jours qui suivent sont tristes et déprimants. On se pose toutes sortes de questions, pourquoi nous, qu'à t-on fait pour mériter ça ?
Décidée à ne plus aller chez ma gynécologue qui m'avait vraiment déçue, je pris rendez-vous chez quelqu'un dont j'ai entendu beaucoup de bien.

Nous sommes allés ensemble à la première consultation avec tous les résultats. Il a tout de suite trouvé les mots, nous a rassuré, et nous a dit " je vous garantie que vous l'aurait votre bébé ".
On est ressorti de son cabinet avec une panoplie de nouveaux tests à effectués et l'impression d'avoir perdu 20 kg.
Ce n'est pas encore gagné, nous le savons bien, mais maintenant je sais qu'on aura un bon suivi.
Quelques jours après on se rend chez l'urologue qui détecte une inflammation de la prostate chez mon mari. Il nous envoie le jour même faire les analyses en conséquence. Il lui prescrit alors un traitement sur 5 semaines et nous précise que, même si la prostate joue sur la qualité des spermatozoïdes, le résultat final ne sera pas garanti à 100%.
Effectivement, 5 semaines après, le spermogramme n'est toujours pas mieux.
Entre temps, j'ai passé une hystérosalphingographie (examen très désagréable) qui ne montrait aucune anomalie.
Notre nouveau gynécologue nous propose donc de passer par PMA et plus précisément par Insémination Artificielle avec sperme du conjoint (du moins pour commencer).
Il nous prescrit donc le bilan et les analyses à faire auparavant. Nous avons rendez vous pour signer le protocole le 29 avril, et l'insémination est prévue pour mai 2007. Je commence alors les injections quotidiennes de GONAL F, prises de sang + échographies. Tout se déroule normalement, l'insémination se passe le 26 mai.
Durant les jours qui suivent, on espère vraiment qu'il ne vaille pas falloir tout recommencer, mais 8 juin, mauvaise surprise...
J'appelle immédiatement mon gynécologue qui me prescrit toutes les ordonnances nécessaires pour tenter une nouvelle insémination en Juin.
Je reprends mon traitement de GONAL F, mes prises de sang et mes échographies. Lors de mon rendez-vous du 18 juin, l'échographie et la prise de sang indiquent qu'il faut encore attendre un peu. Je revois mon gynécologue 2 jours après, mais cette fois ci, c'est trop tard. L'ovulation a déjà eu lieu, la prise de sang indique que le taux est redescendu trop bas pour prétendre à l'insémination.
A ce moment, on se dit qu'il va à nouveau falloir attendre...

Autour de moi, les accouchements se multiplient. Je vois des femmes enceintes à chaque coin de rue.
Nos familles, nos amis, les couples que l'on côtoie nous annoncent, un par un, leur heureux évènement.
On est content pour eux, bien sûr, mais nous, on est toujours là, à espérer...
Certains jours tout va bien, on garde le sourire, et d'autres jours, le moral est au plus bas. Je commence à en vouloir au monde entier.

Une nouvelle tentative d'IAC est prévue en juillet 2007. Je mets toutes les chances de notre côté ; calme, sérénité... Le gynécologue nous rassure en nous indiquant que, cette fois-ci, tout est parfait (plusieurs follicules de taille excellente, préparation de spermatozoïdes pas trop mauvaise...)
On y croit, on espère... L'insémination a lieu et les jours suivants sont très longs. On compte les jours avant la date prévue de mes règles et le 3 août arrive : déception totale, la 2ème tentative menée à terme a échouée.

On souhaite maintenant passer à l'étape au-dessus, la FIV-ICSI. Je prends un nouveau rendez-vous avec mon gynécologue. Celui-ci est prévu le 28 août. J'espère vraiment que, durant les prochains mois, la chance nous sourira.

Novembre 2007 Le rendez-vous chez notre gynécologue, comme toujours, se passe à merveille.
Je le remercie du fond du c½ur d'être à notre écoute et de nous rassurer à chaque fois qu'on se voit.
On souhaite donc passer à l'étape au-dessus, la FIV-ICSI. J'en averti notre gynécologue qui nous propose, une dernière tentative d'IAC.
On accepte, vu que le début de mon cycle va débuter dans 2 jours. Il n'y aura donc pas trop longtemps à attendre. Je reprends donc, une fois de plus, les injections quotidiennes de GONAL F, suivi des prises de sang et des échographies.
Tout se développe parfaitement, j'ai plusieurs follicules qui grandissent très bien. On déclenche l'ovulation le mardi 11 septembre, et l'insémination intra-utérine à lieue 2 jours plus tard. Les jours suivants sont très longs.

Après la déception d'échecs successifs, je pense que, la chose la plus difficile à gérer pour tous les couples qui, comme nous, doivent passer par ce parcours, est l'Attente...
Devoir attendre en espérant de tout c½ur, et finalement, nouvel échec, douloureuse nouvelle...

Durant cette longue attente, j'essaie de détecter tout signe de femme enceinte (seins douloureux, nausées...) mais rien. Je ne désespère pas.
C'est peu être encore un peu trop tôt, et puis, toutes les femmes ne réagissent pas forcément de la même façon !
D'autant plus, que cette fois ci, on est confiant. Le gynécologue nous informe que toutes les chances sont de notre coté. La préparation de spermatozoïdes a démontré une nette progression par rapport aux inséminations déjà effectuées (il y a beaucoup plus de très bons spermatozoïdes)
Mais cela ne suffit pas. 23 septembre, j'ai mes règles.

Je suis désespérée.

Mais pourquoi nous??

qu'a-t-on fait pour mériter cela??

J'appelle immédiatement mon gynécologue. On souhaite finalement faire une dernière tentative en attendant le rendez-vous pour la FIV-ICSI.

On relance alors tout le processus (injections quotidiennes, échographies, prises de sang...) Comme pour toutes les autres tentatives, tout évolue normalement. Le gynécologue m'informe même qu'au fil des mois, mes ovulations sont de mieux en mieux. Il nous avoue aussi qu'il était persuadé que l'insémination précédente allait être la bonne. Mais malheureusement, cela n'a pas été le cas.

Durant ce temps, mon témoignage a été publié sur le site Internet « Passerelle ». Je reçois plusieurs messages d'encouragement.

Vraiment Merci à tous.
Merci d'être là, merci de nous encourager, de nous épauler.
Merci pour toutes vos gentilles paroles, merci pour votre soutien.
Pendant longtemps, je n'ai pas osé en parler, j'avais comme " honte ". Aujourd'hui, je sais qu'en parler fait du bien. Surtout lorsque d'autres personnes vivent la même chose.

J'embrasse tout particulièrement Sandrine et Yannick qui vivent la même épreuve que nous, pour la même cause (OATS). Maintenant, on est plus seuls à vivre cette attente.
Tous les jours on discute et on s'encourage. J'en profite aussi pour remercier toutes ces filles avec qui je discute quotidiennement sur des forums, toutes ces filles qui vivent les mêmes épreuves que moi.
Elles ont toujours étaient chaleureuses et m'ont accueillie à bras ouvert.
Très vite, je suis devenue accro à ces forums.
J'ai maintenant l'impression d'appartenir à une grande famille. On partage tout au long de nos cycles, nos traitements, nos symptômes, nos angoisses mais aussi l'attente, nos doutes, nos espérances et nos questions...
Je me fais même des amies avec qui je parle en privé, j'échange mon adresse MSN avec quelques unes, et on va même jusqu'à se téléphoner.
Je ne savais pas que j'allais me faire des Amies, des Vraies. Virtuelles, peut-être, mais tellement présente dans ma vie, dans mon quotidien.
Presque des amies intimes qu'on connaît depuis des années... ce genre d'amies à qui on a pas honte d'avouer que l'on a pleuré à l'arrivée des règles, ces amies à qui on peut confier que l'attente est longue, Trop Longue.
C'est dans ces forums que je puise toute ma force. C'est ici que je me sens femme « normale ». C'est ici où j'ai pu partager les choses que personne d'autre ne peut comprendre, que seule une femme vivant la même épreuve peut comprendre.

Je reviens sur mon insémination intra-utérine du 9 octobre. Les résultats sont encore meilleurs. Il y a plus du double de bons spermatozoïdes par rapport à l'insémination de septembre.
Je reprends espoir après avoir passer quelques semaines très difficiles. J'étais triste et découragée. Tous les jours, je pleurais. J'en voulais à tout le monde, même si personne n'y pouvait quelque chose.
Mon médecin me mis donc en arrêt de travail pour une semaine car il me trouvait beaucoup trop épuisée et abattue. Il ne voulait pas me voir sombrer dans la déprime.

Durant cette semaine, je me suis confiée à ma mère.
Jusqu'ici, elle ne savait rien de tout ce que je vivais. Au début, elle m'a parue surprise mais très vite, j'ai senti que la tristesse l'emportait. Je me suis alors reprise, car je l'aime plus que tout, je ne veux pas la rendre malheureuse !
Elle m'a donc écoutée, consolée et a su trouver les mots rassurants et réconfortants qu'apportent une mère dans ces moments difficiles. J'ai alors suivi ses conseils. Je me suis concentrée sur moi. Je me suis reposée et j'ai fait abstraction de tout le reste (pression du travail, souci de la construction de notre maison) et cela m'a fait beaucoup de bien.
Je repars de bon pied, pleine d'énergie pour la suite à venir.
On est vendredi 19 septembre et comme toujours, arrive le jour de mes règles. Malgré tous mes espoirs, cette énième insémination n'a pas porté ses fruits.
La nouvelle est dure, aussi dure que les échecs précédents mais je serais forte et ne me laisserais pas aller.

Chaque cycle est un nouvel espoir.
Je construis un nouveau château de sable qui s'écroule sans cesse à chaque marée...
Et, à chaque marée, des grains de sables sont emportés par les vagues.
Ces grains, c'est un peu de ma force.
Mais tant qu'il restera encore des grains de sable, à chaque cycle, je reconstruirai un nouveau château...


J'ai souvent des moments difficiles, des moments de tristesses et de révolte qui m'envahissent.
Il m'arrive d'en vouloir à toutes les femmes enceintes, puis finalement au monde entier... Mais, en y réfléchissant plus calmement, j'en veux seulement à tous ceux qui ne profitent pas de leur chance à pouvoir procréer naturellement.
Et surtout, j'en veux terriblement à toutes ces personnes qui avortent suite à un " oubli de pilule " ou mieux encore : " erreur de parcours "
Ces personnes ne se rendent même pas compte de la chance qu'elles ont....

Je décide maintenant de faire un break. Après tant d'essais infructueux, je m'aperçois enfin qu'il est trop dur de continuer. On décide de laisser passer la fin d'année tranquillement, et on reprendra l'année prochaine, par la FIV-ICSI.

Voilà les fêtes de fin d'année.
Ces fêtes où il faut trouver un cadeau à la dernière minute car une fois de plus on a chercher des idées durant tout Novembre et tout Décembre, mais comme toujours, on a pas eu plus d'idées que les autres années...
On s'échange nos voeux, et bien sur, parmi ceux-ci se trouve le fameux « allez, un bébé maintenant!! »
Quel suplice!
Je sais que le combat sera encore long, mais je serais forte, forte pour connaître un jour notre bébé, ce bébé que l'on attend tant.
Je n'ai bien entendu pas perdu espoir. Je sais, je suis sûre qu'un jour je serais aussi maman.

Les gens disent que c'est quand on y pense le moins que les choses arrivent.
Et bien, je n'y ai pas ou presque plus pensé et pourtant il n'est pas venu.
Une fois de plus, je me dis : « Oui, c'est les légendes qu'on raconte aux couples pour leur redonner espoir, mais qui n'arrivent qu'aux autres... »
On connaît tous ces « Autres »...
On a tous un peu d'inattendu autour de soi, mais comme toujours, c'est «les autres », pas Nous.

Et puis, imaginez comme il est facile pour nous de ne pas y penser... Chaque matin, en se levant, il faut noter sur un carnet la température.
Donc chaque matin, au réveil, la première pensée et : « je suis en essai de conception ».
« On y pense trop, alors ça bloque... » Si jamais un jour vous connaissez une amie qui essaie d'avoir un enfant depuis des années, ne lui dites jamais ce genre de chose.
Comment ne pas y penser quand tout les matins on est obligée de prendre sa température, que tous les matins notre corps nous rappelle sans cesse que nous essayons (tiraillement aux seins, tiraillement aux ovaires, prise de médicaments à chaque repas, piqûres de stimulation, des pertes gluantes dans le slip, les effets indésirables du traitement).
Non!!! on ne peut pas ne pas y penser.
Mais malgré tout, j'ai aussi appris que se confier fait beaucoup de bien. Se confier à la famille, se confier aux amis, mais aussi à celles que l'on côtoie tous les jours, celle en qui je n'aurais jamais pensé pouvoir un jour me confier (Merci Sonia) Merci à vous tous d'avoir pris le temps de lire notre histoire.

Juillet 2008.
Nous avions donc, courant 2007, tenté 5 inséminations artificielles, dont 4 seulement ont été menées à terme, et malheureusement, elles se sont toutes soldées par des échecs.
La procédure fécondation in vitro est donc lancée.
Nous avons rendez-vous avec le gynécologue du centre de PMA le 7 janvier. Elle a été très gentille et attentive. Elle a même été étonnée qu'on n'ait pas encore eu de suivi psychologique.
Elle nous explique, que tout ce parcours et très souvent mal vécu, et nous donne les coordonnées de l'un de ses confrères.
Mais pour l'instant, nous sommes reboustés et prêt pour une nouvelle aventure.

La première tentative est prévue pour avril 2008. Elle nous propose, de faire : moitié FIV, et moitié FIV-ICSI. Nous lui faisons entièrement confiance et la suivons sur cette pensée.
Je commence donc une nouvelle fois les piqûres quotidiennes (DECAPEPTYL + PUREGON) puis toute une batterie de médicament à avaler à chaque repas.
Les échographies s'enchaînent, l'évolution des follicules et excellente et le moment du déclenchement arrive. La ponction est prévue le surlendemain sous anesthésie générale.
L'intervention se déroule très bien. On me prélève 21 Ovocytes, qui donneront 7 embryons. Je suis ravie du résultat.

Les jours suivants ont été assez difficiles étant donné que j'ai fais une hyperstimulation. Je me sens lourde et très fatigué. Mon ventre pèse une tonne, je me traîne d'un coin à l'autre.
Mais le 13 Avril est là. C'est le jour de transfert.
On me transfère un embryon magnifique.

Nous sommes bouleversés de l'image sur l'écran de l'échographie. Un sentiment intense, une joie immense prend place.
Ca y est, tu es enfin là, il ne te reste plus qu'à t'accrocher.
Je fais tout pour.
J'évite tous mouvements brusques, je fais attention à tout... et mes efforts sont récompensés...

Le 25 avril, j'effectue un test de grossesse urinaire qui, pour notre plus grand bonheur, est positif.

Enfin.... Je suis enceinte ! Les jours passent, et je savoure chaque instant.

Le moment tant attendu est enfin là, à nous. Ce moment que j'imaginais ne jamais avoir le droit de vivre. Mais très vite, les choses ne se passent pas comme elles le devraient.
J'ai des pertes de sang, d'abord légères, mais très vite, s'intensifient.
Je suis perdue, je cours à l'hôpital, rencontre une interne en médecine qui m'ausculte puis me dit : « vous saignez de l'utérus, donc n'ayez pas d'espoir ».
Vous ne vous rendez même pas compte de ce que l'on peut ressentir dans ces cas-là. Le miracle tombé du ciel quelques jours auparavant, et en train de nous être arraché. Mais qu'à t-on fait pour mériter cela? Pourquoi le sort s'acharne t-il sur nous?? N'avons nous pas le droit à une part de bonheur????

Je me rends, le lundi matin, chez mon gynécologue qui m'envoie faire une prise de sang (suivi du taux béta HCG).
Il m'explique qu'il faut garder espoir, et surtout qu'il irait voir l'interne en médecine qui n'avait aucun droit de me parler comme ça.
Il en était outré.
C'est vrai ce qu'il dit, cette dame ne connaît rien à notre parcours et ne peut pas se permettre de dire que tout est fini s'il y a encore un espoir.
J'attends donc désespérément les résultats. Je tourne en rond. Je ne tiens plus.
J'appelle le laboratoire, et voilà, c'est magique, et le taux n'a pas baissé.
La grossesse n'est donc pas interrompue. Je suis toujours enceinte. Certes le taux est un peu bas, mais bien là.
La joie m'envahit à nouveau. D'après le gynécologue, il s'agirait des « règles anniversaires », ces règles bizarres qui logiquement ne devrait pas existées mais sont bien là, juste pour nous angoisser un peu plus...

J'en suis maintenant à 5SA.
C'est miraculeux de se sentir « femme enceinte », mais le bonheur va vite s'effondrer.
Je reprends mon travail.
Ma reprise ? Eh bien comme toujours, pression, course contre la montre...
Mais je ne veux pas me laisser prendre dans le jeu. Ce n'est que le boulot après tout!
Et puis, j'ai trop attendu pour en arriver là, alors je reste calme, je laisse faire les choses, mais ça ne suffit pas. Je vais aux toilettes, et qu'est ce que je vois ?
Je saigne.
Mais ce n'est pas possible, pourquoi ?
Je me rends chez mon gynécologue et le verdict tombe ; fausse-couche. J'en étais à 5 SA et le destin en a voulu autrement.
Ne serais-je donc jamais un jour Maman ?

Les jours suivants ne sont que tristesse et désarroi.
Je vous épargne mes sentiments à ce moment-là.

Nous décidons de relancer une nouvelle tentative.
Etant donné qu'il nous reste encore 6 embryons au congélateur, on s'engage dans le transfert de 2 embryons congelés qui a lieu le 19 juin.
Bien évidement, je reprends tous les traitements, et on attends impatiemment les résultats.
Eh oui, comme toujours on attend.

Cette fois-ci nous y croyons très fort, puisque le transfert d'un seul embryon nous avait suffit au mois d'avril. Alors, pourquoi, cette fois-ci, avec 2 embryons, nous n'arriverions pas à avoir un bébé.
La prise de sang est prévue le 3 juillet. Cette fois-ci je n'ai été en arrêt de travail que 2 jours, le temps du transfert. J'en profite aussi pour vous dire, que mon .... de patron ne s'est pas gêné pour me convoquer à l'issu de mon arrêt.
Dès aujourd'hui, j'ai « interdiction » de me mettre en arrêt. Mais pour qui se prend-il ?

Le 3 juillet arrive. J'appelle le laboratoire, et... je n'y crois pas ! Je n'y crois pas parce que le jour d'avant j'ai fais des tests de grossesse urinaire qui s'est révélé négatif.
Et pourtant... la prise de sang est positive. Une fois de plus je n'y comprends plus rien.
On me passe un biologiste. Le souci (bien sûr, ça ne pouvais pas pour une fois être sans problème !!) est que mon taux n'est qu'à 10.
C'est très très très bas mais je suis à nouveau enceinte.
J'appelle mon gynécologue. Il me dit qu'après avoir eu un transfert le 19 juin, faire une prise de sang le 3 juillet c'est trop tôt. Ca peut-être tout a fait normal. Je reprends donc espoir. Je me dis que le sort ne va pas s'acharner sur nous éternellement ! Je dois repasser une nouvelle prise de sang 2 jours plus tard. Comme toujours, notre plus grand ennemi : l'Attente.

Ces 2 jours sont longs, comme toujours trop longs. L'espoir est là mais aussi la peur d'une nouvelle déception. L'heure est arrivée. J'appelle le laboratoire.
Verdict : « grossesse non évolutive = fausse couche », le taux n'augmente pas.
Je suis anéantie.
Je suis à bout.
Mais pourquoi ?
Ce cauchemar ne cessera-t-il donc jamais?

Je préviens le centre de PMA. Ils me proposent de m'inscrire pour le transfert des 2 derniers embryon qu'il nous reste.
J'accepte, mais pas tout de suite. Le mois de septembre me paraît bien.

Je veux un break, une pause. Je veux libérer mon corps de cette procréation obsessionnelle. Je veux partir en vacances sans médicaments, sans traitements à prendre. Je veux oublier, durant nos vacances, que pour nous, rien n'est normal, que le destin est contre nous.
Merci à tous d'avoir pris le temps de lire notre parcours et surtout MERCI pour vos mail de soutien et d'encouragement. C'est grâce à vous que je tiens, c'est grâce à vos messages que je trouve la force de continuer.

Nous voilà en Septembre. Je rentre de vacances avec un moral d'enfer.
Depuis bien longtemps je n'étais plus aussi gaie et épanouie. 3 semaines de vacances, dont 17 jours en Turquie...
Qu'est ce que ça peut faire du bien.

Au retour, je découvre dans la boite au lettre le dossier pour la nouvelle tentative.
La réalité retombe.

Comme prévu avec le CMCO, le transfert d'embryon aura lieu en septembre, mais avec un protocole bien plus long que les tentatives précédentes.
Je les appelle pour en savoir plus.

Il se trouve que durant l'été, ils ont assisté à un congrès ou plusieurs centres ont confronté leur procédés, et il en est ressorti qu'avec le protocole que je vais maintenant suivre, le taux de réussite est lègerement plus élevé.
Je les crois sur parole (de toute façon, que puis-je faire d'autre??), et je m'engage dans la 2ème tentative de transfert d'embryon congelé.
Je vous rappelle qu'il ne me reste que 2 embryons au congélateur, et bien sûr, j'espère vraiment qu'il y en ai au moins 1 qui resistera à la décongélation.

Mon traitement durera plus d'un mois. Ce n'est pas grave, je suis même prête a attendre encore plus longtemps, tant que le résultat au final soit : beau bébé en bonne santé !!

Donc, 29 août 2008, premier jour du cycle, je m'injecte le DECAPEPTYL 3mg, puis plus rien durant les 18 jours suivants.
Le 15 septembre, j'effectue un prise de sang et une échographie. Les résultats sont bons, je peux donc commencer l'oromone (1 matin et 1 soir) puis l'acide follique. La prochaine échographie est prévue lundi 29 septembre, et en fonction du résultat, on m'autorisera à commencer Progestéronne.
Le transfert d'embryon, lui, sera programmé dans les 3 à 4 jours qui suivent.

Aujourd'hui, je suis bien moins focalisée sur cette tentative. Nous commencons même à parler d'adoption. Nous aimerions beaucoup, en plus de notre bébé que j'espère de tout coeur avoir, adopter un enfant pour lui permettre d'avoir une vie meilleure.

Je trouve même la force d'accompagner une amie proche à son échographie. C'est un instant Magique. Elle est enceinte de 7 mois, et m'a fait découvrir ce monde merveilleux, ce moment intime et miraculeux, un instant privé entre une future maman et son bébé.
Je lui suis très reconnaissante de m'avoir permi de m'immiscer dans son intimitée, de m'avoir permi de partager ce moment magique. Elle espère m'avoir porté chance, et, est persuadée que ce transfert portera ses fruits.

Merci de m'avoir lue, merci de me soutenir et de m'encourager.
Merci également à Viviane de faire vivre le site internet " passerrelle".

Je vous donne également l'adresse de mon blog, qui vous permettra de mettre un visage à mon nom, de suivre mon histoire au jour le jour et de m'y laisser des messages si vous le souhaitez : http://notre-plus-beau-cadeau.skyrock.com
A bientôt.

Lundi 29 septembre, je me rend comme prévu chez mon gynécologue. Il faut encore patienter quelques jours avant de commencer la progestérone. Une autre échographie est faite le vendredi 3 octobre, et cette fois-ci tout est bon.
Je débute donc la progestérone, et le transfert est prévu 4 jours après, soit le 07 octobre.
J'attends cette date avec impatience, et mise tous mes espoirs sur cette tentative.

Ça fait maintenant 3 ans que l'on essai et qu'on attend avec impatience le fruit de notre amour.

Ça fait 3 ans que l'on passe par un parcours difficile et sans relâche, 3 ans que le destin s'acharne sur nous.
Il faut maintenant que nos efforts soient récompensés.
Je veux maintenant moi aussi pouvoir sentir notre petit bout grandir en moi, je veux moi aussi pouvoir le bercer, lui donner tout mon amour.

Je souhaite maintenant moi aussi avoir le droit de devenir maman, tout simplement.

07 Octobre 2008, jour du transfert.
Le laboratoire du CMCO me téléphone pour me dire que sur les 2 embryons qu'ils ont décongelé, seul 1 a résisté. Ce n'est pas grave, tant qu'il s'accroche...

Les 14 jours suivants sont très longs... Je fais attention à tout les mouvements que je fais. Je me repose au maximum.
J'attends et espère, comme à chaque fois, et pourtant... Lundi 21 octobre, la prise de sang m'indique un résultat négatif : je ne suis pas enceinte.

Je suis désespérée, anéantie.
J'y croyais si fort.
J'attendais tellement de cette tentative.
Je suis désemparée, et pourtant, la vie continue...

Je ne dois pas me laisser aller, j'ai un mari adorable, des parents formidables !!
Je vais continuer de me battre, pour moi, pour mon mari, pour mes parents. Je veux pouvoir, un jour, leur faire connaître la joie d'être grands-parents.
Je sais que le combat sera sûrement encore long, mais je parviendrais à mon but.

Merci à tous d'avoir suivi mon histoire et encore merci pour tous vos messages d'encouragements.
Sans vous, je n'aurai pas la force de continuer.

Décembre 2008 :

Les fêtes de Noël approchent, les souhaits, les voeux... Là on se dit de nouveau qu'il va falloir être fort !
Cette année n'a pas été pour Nous. Mais le combat continue...
La Nouvelle tentative est prévue en Janvier 2009.
Le 8 décembre, je commence mon traitement (injection quotidienne de décapeptyl).
Premier contrôle le 22 décembre ; prise de sang + échographie.

Cette fois-ci, je suis sereine.
Sur les conseils d'une amie que j'ai rencontré par Internet (cette nouvelle "famille" ne cesse de s'agrandir - merci à vous toutes), je commence des scéances d'accupuncture.
Elle me donne les coordonnées du Médecin qui s'est occupé d'elle. Qu'on le croie ou non, pour elle, la tentative suivante a été la bonne. Aujourd'hui, elle est enceinte... de 2 magnifiques bébés (et oui, des jumeaux). J'en profite pour lui souhaiter, après son difficile parcours, tout le bonheur qu'elle mérite !!

Voilà! L'année 2008 c'est achevé par une multitude d'échec.
2009... J'espère que celle-ci sera meilleure et nous apportera enfin notre petit "Nous" tant attendu.

Je suis toujours sous traitement pour la FIV qui est prévue courant Janvier.
Mon premier contrôle (prise de sang + échographie) du 22 décembre est OK.
On m'informe que je dois commencer la stimulation (2ème injection quotidienne : Décapeptyl + Puregon le 1er janvier 2009.

J'enchaîne les contrôles pour le suivi folliculaire.
C'est une vrai course contre la montre (7h : laboratoire pour prise de sang --- 7h30 : boulot --- 12h30 : hopital pour écho --- 14h : boulot --- 16h00 : Cmco pour suivi du traitement).
Dans mon malheur, j'ai tout de même une part de bonheur : un mari très compréhensif qui ne m'en veut pas si le soir tout n'est pas nickel à la maison !

Les dernières échographies montrent 5-6 follicules sur l'ovaire côté droit, puis 6-7 sur l'ovaire située à gauche. Je dois donc m'attendre à obtenir nettement moins d'ovocytes que lors de la ponction d'avril 2008 (pour mémoire : 21 ovocytes prélevés).
Malgré tout je n'y prète pas tant attention, pour moi, l'essentiel est d'en avoir.

Les jours passent, les contrôles défilent et j'augmente mes injections de Puregon. Je passe de 175ui, à 225ui, puis 250ui, et finalement 275ui. Pour le Déca, je suis toujours à 1/2 ampoule.
J'ai de plus en plus mal. Je me sens énorme. Je suis terriblement ballonée.
Lundi 12 janvier, je vais au travail avec la tête dans les choux (très peu dormi - des envies régulières de vomir - des frissons...). J'attends désespérement l'après-midi pour connaître la suite du traitement et j'espère vraiment que le Cmco me dise ; déclenchement ce soir puis ponction le surlendemain soit Mercredi 14.
Mais non...
Le calvaire n'est pas encore terminé.
Une nouvelle journée de contrôle est programmée (mercredi 14 janvier), nouvelle journée de course intense...

Mercredi arrive.
Ce matin je ne vais pas bien du tout. Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit. Je me sens très faible. A 4h00 je m'installe sur le canapé et j'attends en espérant que mon malaise passe.
6h00, c'est l'heure de me préparer, mais je n'en ai pas la force. J'appelle mon médecin et il me met en arrêt jusqu'à vendredi.
Ziya (mon mari) m'emène pour faire les contrôles.
Cette fois-ci tout est bon. Je déclenche ce soir par une 3ème injection (HCG 1000) et rendez-vous au Cmco vendredi matin pour la ponction.

La ponction... quel calvaire.
J'avais opté pour une anesthésie local (la fois précedente, c'était une anesthésie générale), et finalement, une fois dans la salle, les pieds dans "les étriés", attachée jusqu'a la poitrine, le médecin m'informe qu'il n'y aura pas d'anesthesie du tout... Le stress...
Je lui demande pourquoi !! - Réponse : lors d'une l'anesthésie local, seul le col est endormi. Donc les douleurs en traversant la paroie du vagin ne seront pas atténuées !!!
Très rassurant...

Elles sont a 2.
Elles commencent.
Aïe, j'ai mal. Je sens la progression des "outils".
C'est horrible.
Les douleurs s'intensifient. J'ai vraiment très très mal.
Vite, dépêchez-vous.... J'ai trop mal. J'en peu plus. Je sens Tout !! on me coupe, le sang coule. On tire, on relâche, on cherche, on aspire... J'ai Trop mal.
Impossible de parler. Je n'arrive plus à leur dire. Je suis attaché, je ne peux plus rien faire.
Elles passent sur l'ovaire gauche.
On me coupe à nouveau.
J'en peu plus.
Je vois tout gris, tout flou.
Je transpire. Non je suis Trempée, comme à la sortie d'une douche.
Je m'entend respirer, de plus en plus fort. Je souffre, j'ai l'impression de... l'impression que je vais mourrir et.... plus rien.
Le trou...

Quand je reprends mes esprits, elles sont toutes les 2 à coté de moi. L'une me tien le poul et me ventil le visage, l'autre appel : " Michel"
Michel arrive. Elles lui parlent d'un "malaise vagal". Je ne comprends rien (je suis dans les choux). On me transfert en salle de réveil, sous surveillance, mais je ne veux pas rester.
Je veux retrouver Ziya qui est en salle d'attente, et je veux rentrer à la maison, Vite, Très vite.

On m'apporte un petit déjeuné. Je ne le mange qu'à moitié et je me lève pour m'habiller.
J'enlève la "couche" qu'il mon mis.
Le sang coule par filet le long de mes jambes. Je m'habille, et retourne vite m'assoir. Heureusement que j'ai un pantalon noir !!
Je veux rentrer, je n'attends plus que ça, mais il faut patienter. L'infirmière va nous rapporter les résultats.

Les résultats, si on peut parler de résultats...
3 ovocytes prélevés.
Elle nous explique que suite à mon malaise, le docteur à du tout stopper. Super!!

Pour information, en cas d'infertilité, seul 4 FIV sont remboursées par la sécurité sociale. Il faut donc éviter de rater bêtement une tentative!!

Je suis déçue, vraiment très déçue.
J'ai peur que cela ne suffise pas et qu'on ai aucun embryon.

Je n'ai pas envie de tout recommencer, pas encore.
J'en ai marre. J'en peux plus.
Moi qui pensais que l'année 2009 serait meilleure!!
Moi qui pensais qu'avec l'acupuncteur...

Les 2 jours suivants, l'angoisse. On espère, on en parle, on prie et Dimanche matin, le téléphone...
C'est le laboratoire. Bonne nouvelle, ils ont tout de même obtenus 2 embryons.
Oufff !!! Je n'y croyais pas !!!

Au vu du maigre résultat, je leur demande l'autorisation pour le transfert des 2 embryons. Ils ne sont pas trop chaud vu mon jeune âge. Mais j'insiste...
Et puis, ils ne peuvent pas me garantir que lors de la congélation et décongélation, cet embryon ne serait pas endommagé. Ils comprennent ce que je veux dire et sont OK!

Lundi 19/01/2009:
9h30, on se présente au Cmco.
On nous installe.
Dans la salle, moi (bien entendu), puis Ziya, une gynécologue pour le transfert, une interne, une infirmière, une infirmière étudiante, et le laborantin qui nous apporte les 2 embryons.
Je demande la qualité de ces embryons.
Très bon paraît-il (l'un à 7 celulles, l'autre à 8)

On reprend espoir.

Nous voilà dans la phase d'Attente... Comme toujours.
Verdict ; le 2 février (jour de l'anniversaire de mon père // peut-être un signe...) En tout cas, ce serait un très beau cadeau!!


Les jours qui passent sont comme toujours Longs, Très Longs...
Attente, Espoir, Envie...
Je suis attentive au moindre changement de mon corps, mais c'est bien trop tôt...
Je n'ai d'autre choix que d'attendre et d'espérer...

Je rêve au jour ou le test sera positif, le jour où je serais enceinte, le jour où mon corps changera, le jour ou je sentirais bébé en moi, et surtout, le rêve au jour ou je pourrais le prendre dans mes bras!!

Quelle longue attente. Jusqu'au 2 février??? Impossible!!

Vendredi 30 janvier, je n'en peux plus!!
A peine debout, je file faire un test urinaire.
3 minutes, plus que 3 minutes pour être fixée.
Mes yeux sont rivés sur le test. La ligne de la "zone test" est là, le test à donc fonctionné. J'attends maintenant désespérement qu'une 2ème ligne apparaisse.
Environ 1 minute plus tard, je devine une ligne très très claire. Je la voie a peine. Je monte réveiller Ziya et lui montre le test. La ligne, elle, est maintenant un peu plus nette.
La joie nous envahi. On est content, mais on ne veut pas se réjouir trop vite!
Le lendemain matin, je vais au laboratoire effectuer la prise de sang. Les résultats nous seront communiqués téléphoniquement dès 16h00.
15h30, en sortant du Supermaché Auchan (sur le parking), je prend mon portable et appel le laboratoire.
La secrétaire tape sur l'ordinateur, me demande mon nom, mon adresse, ma date de naissance... que c'est long...
Le stress est au maximum... Finalement, elle me dit : c'est positif avec un taux de 409ui... WAOUUU!!!
Je lui demande de répéter. N'ais-je pas entendu 49ui ???
Non non, c'est bien ça, à J12 le taux est bien de 409ui.


J'effectue encore 3 autres prises de sang les jours suivants, et les taux augmentent bien :

à J14 le taux est à 915 ui
à J16 le taux est à 1753 ui
à J18 le taux est à 3756 ui

J'appelle mon gynécologue. Il est très content pour nous, me félicite et me propose de venir pour une échographie le 19 février...
J'accepte tout de suite puisque le 19 février et le jour de mon anniversaire !!
Je verai pour la 1ère fois mon bébé, ce bébé que j'ai tant attendu, le jour de mon anniversaire. Ce sera le plus beau des cadeaux!

Les jours passent, je savoure chaque instant. Je suis enceinte. Enfin.
18 jours déjà que ma petite "crevette" se développe en moi !
Je suis aux anges. J'ai l'impression de vivre un "Rêve".

Notre cauchemard est-il maintenant vraiment terminé ??








# Posté le jeudi 20 novembre 2008 03:46

Modifié le vendredi 06 février 2009 11:34